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L’ancêtre du centre des arts populaires : le Centre catholique

L’histoire du Centre des arts populaires c’est aussi l’histoire du Centre catholique.

Une histoire qui commence dans l’avant-midi du 12 novembre 1955. En ce samedi, à 11 h 45, dans un grand fatras et un gros nuage de poussière, deux des plus prestigieux édifices de la ville se liquéfient et coulent dans la rivière. En quinze minutes, l’École des frères et les deux tiers de l’Évêché disparaissent, emportant au passage trois vies et quelques maisons. Cet important glissement de terrain épargne l’immense cathédrale qui reste là, dressée devant le vide.

Le tout jeune évêque de Nicolet, Mgr Albertus Martin, vient de perdre son palais épiscopal. Ébranlé, il décide de démolir sa cathédrale. Une cathédrale encore toute neuve ; elle n’a que quarante-cinq ans. L’histoire des cathédrales de Nicolet est presque rocambolesque. En seulement 70 ans d’existence (1885), le diocèse de Nicolet aura vu se succéder quatre cathédrales. Une longévité moyenne de moins de 18 ans par édifice, un véritable roman feuilleton.

Quoi qu’il en soit et heureusement, il est décidé de récupérer plusieurs éléments de cette quatrième cathédrale pour édifier un lieu de culte temporaire : le Centre catholique. C’est ainsi que la belle voûte richement ouvragée, réalisée au tout début du XXe siècle dans les ateliers nicolétains de la Compagnie Caron et fils, a droit à une nouvelle vie.

Inauguré en 1957, le Centre catholique est un bâtiment unique appelé à remplacer la cathédrale, l’école et l’évêché. C’est, dans sa conception même, un édifice polyvalent et multidisciplinaire. Après la construction du nouvel évêché, de la nouvelle cathédrale et de l’école Curé-Brassard, il devient le siège de la pastorale diocésaine et de plusieurs organismes de bienfaisance ou sociaux. La grande salle, désacralisée, devient un lieu de rencontre naturel pour la communauté.

Avec la baisse de la pratique religieuse et, conséquemment, des revenus, le Centre catholique devient un insoutenable fardeau pour le diocèse. On doit lui trouver une nouvelle mission ou il sera démoli.


Le Centre des arts populaires : Là où le passé a de l’avenir

En 2007, un citoyen monte un projet d’acquisition du bâtiment pour en faire un centre culturel, communautaire et social. Ses démarches portent fruits. L’organisme qu’est le “Centre des arts populaires de Nicolet” est incorporé en mars 2008. En mai de la même année, l’OBNL devient propriétaire du bâtiment.

Depuis, une toute petite équipe s’attèle à la difficile tâche de la reconversion de l’ancien bâtiment religieux. 12 ans plus tard, nous pouvons dire “mission accomplie”. Nous sommes, avec le Musée des cultures du Monde, le Musée des Abénakis d’Odanak, les Archives régionales Séminaire de Nicolet, le Théâtre Belcourt et la Maison et Atelier Rodolphe-Duguay, l’un des Grands Diffuseurs Culturels accrédités par la MRC Nicolet-Yamaska.

Le Centre des arts populaires est un centre de diffusion, de création et de formation pluridisciplinaire. On y organise des expositions d’artistes en arts visuels, mais également de dentelles et broderies, de courtepointes, de tissage et d’artisans. On peut y entendre des spectacles de musiques populaires et des concerts classiques. Et on y vient à l’école, ou pour un cours de chorale, de yoga, de Baladi, de tissage ou de RCR. On y vient aussi pour une réunion, un party, un mariage, un banquet, une fête de famille, une activité bénéfice, un baptême ou une après-funérailles. Le Centre des arts populaire est un équipement collectif au service de toute sa communauté.

À partir de 2014, avec l’arrivée des activités du Théâtre incarné de l’Enclave, le bâtiment tout entier devient une grande scène. Dans cet univers, ou le Centre des arts populaires est le palais du royaume d’Ébène, jusqu’à 150 participants d’horizons variés et provenant de tout le Québec convergent mensuellement pour incarner un personnage dans un scénario fictif inspiré de l’Europe de la Renaissance. Cette généreuse communauté de l’Enclave a contribué à une levée de fonds qui permet aujourd’hui une profonde refonte de certains locaux. Tout l’argent qu’ils versent est directement investi dans la création de surprenants espaces qui ne seront que de nouveaux terrains de jeux.

Notre fonctionnement est en grande partie assuré grâce au soutien financier et à la collaboration de la Ville de Nicolet. Des entreprises locales mettent aussi l’épaule à la roue, dont nos principaux partenaires que sont Desjardins, Sogetel, Promutuel et Auger Automobiles. Finalement, ce sont de plus petites entreprises, des particuliers, nos membres, nos bénévoles et aussi, bien entendu, nos utilisateurs qui permettent au Centre des arts populaires de réaliser sa mission : Conserver, animer et faire rayonner le bâtiment autrefois appelé Centre catholique.